samedi 20 mars 2010

Fourniret, Fourniret pas mon identité ?


Fourniret, le nouveau Dutroux ???
Quel parcours que celui de cet individu…
Condamné plusieurs fois en 1966 et 1973 pour voyeurisme et violences, il est arrêté en mars 1984 et condamné à cinq ans de prison ferme en juin 1987 par la cour d’assises de l’Essonne pour une dizaine d’agressions et de viols sur mineurs.
Libéré 4 mois après sa condamnation par le jeu des remises de peines et le temps passé en préventive, il repart dans la nature. Bien entendu, aucun suivi ni aucune surveillance ne permettent de le suivre.
Ensuite, et pendant 17 ans il vivra dans une quasi impunité.
La prison l’ayant sans doute endurci, il commence à tuer 3 mois seulement après sa sortie de prison.
Jusqu’à son arrestation en juin 2003, il aurait commis une vingtaine de crimes.
« Aurait », car :
Il a nié des meurtres l’enquête les lui attribue
Il a avoué des crimes mais on ne retrouve pas les corps
Sa présence troublante à proximité des scènes de crimes de Marc Dutroux, Jean Groix, Emile Louis ou Christian Ranucci, a embrouillé les enquêteurs.
Décrit par certains comme un être simple voire bête ou comme un manipulateur extrêmement intelligent, il a en tout cas un goût certain pour la mise en scène.
Intelligent, car il aurait perpétré certains de ses meurtres à proximité des endroits où sévissaient d’autres tueurs en série, et ce afin de brouiller les pistes par la suite. Après un enlèvement raté sur une jeune fille, il en prend une autre en stop, se montrant charmant et courtois avec elle avant de la déposer à son point de chute.
Bête, car il a commis tous ses crimes en utilisant le même véhicule, allant même donner son prénom à ses victimes, dont certaines (peu) d’entre elles ont survécu.
Une chose est certaine, c’est qu’il aime manipuler les gens et l’opinion et que l’on parle de lui.
Bien que ne faisant montre d’aucun remords et d’une totale indifférence à la douleur des familles des victimes, subitement en juin 2007, il demande au Procureur sa comparution pour 3 autres meurtres dont celui d’Estelle Mouzin, soi disant parce qu’il doit une explication aux familles…
Son égocentrisme et sa mégalomanie font qu’il essaie de se donner de l’importance en donnant au compte-goutte mais avec une précision diabolique, l’endroit et la méthode où ses victimes ont été tuées et enterrées.
Jouant sans cesse au chat et à la souris avec les enquêteurs puis avec les juges il a recommencé ce matin du 27 mars 2008, en refusant de décliner son identité devant la cour d'assises au prétexte que le procès n’était pas à huis clos…
Que se passe-t-il ? Un soudain besoin d’intimité ? Le refus de voir en face les familles de ses victimes.
Peut-être voudrait-il qu’on lui bande les yeux comme le condamné à mort face à ses bourreaux ?
Il a de la chance, grâce à Robert Badinter, il échappera à cette issue.
Et avec encore un peu plus de chance, il sera de nouveau libre dans quelques années et pourra –sans doute - recommencer ses agissements.
Mais pour l’instant, il est présumé innocent, jusqu’à ce que sa culpabilité soit démontrée…
Ensuite, les familles de victimes pourront tenter de faire leur deuil, si une telle chose est possible.

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