mercredi 1 juin 2016

Un Donald ça Trump énormément

Candidat déclaré aux Primaires des Républicains pour 2016, Donald Trump a bâti sa campagne à l’image de sa carrière : tout seul, sans aide extérieure, et surtout en se moquant du qu’en-dira-t-on !

Jusque-là, rien ne me choque. L’archétype du self-made-man a été incarné de si nombreuses fois, et parfois avec classe et brio, que ce brillant homme d’affaires ne déroge pas à l’esprit ni à la règle. Les grands hommes sont souvent voire toujours la cible des critiques de tous bords !

Mais lui, il a réussi à s’aliénier non seulement et assez logiquement ses ennemis, mais également son propre camp. Son camp qui a d’ailleurs été le premier surpris du succès de ce candidat, qui est arrivé dans l’indifférence générale. En 6 mois, il a rattrapé puis dépassé ses amis/adversaires républicains y compris le sérieux prétendant Jeb Bush, fils du président homonyme…

Sa progression fulgurante dans les sondages et dans le recueil des voix nécessaires à son investiture font soudain de lui LE candidat des Républicains. Oubliées les inimitiés ! oubliés les quolibets ! Il devient l’incontournable arme de destruction massive face à la Démocrate Hillary Clinton.
Les soutiens officiels, d’abord inexistants puis timides deviennent des prises de position officielles et bruyantes allant de Sarah Palin (ex candidate à la vice-présidence, ex- gouverneur, ex-femme à scandales mâtinés d’amants et de drogues dures), à Rudolph Gulliani (ancien Maire de NYC, ancien soutien de John McCain) en passant par John McCain.

Le parti républicain, traditionnellement situé à droite de notre droite française rassemble large en termes de programmes politiques.
Ce qui me choque, choque les électeurs américains et divise les partisans, ce sont les prises de positions ultra conservatrices des soutiens de Donald Trump. Rejet de l’avortement, opposition au mariage homosexuel (défini comme une bestialité …), déni sur le réchauffement climatique, etc.

Après le soutien de Donald Trump à Kim Jong-Un en janvier dernier, la Corée du Nord lui renvoie l’ascenseur en lui apportant officiellement son soutien… Pour ce que ça vaut, cela ne va pas bouleverser l’échiquier géopolitique mondial, mais cela conforte dans l’idée d’une extrême droitisation de la droite américaine…

Mais ce Donald Trump reste malgré toutes ses controverses un personnage étonnant.
Homme extrêmement riche, il ne consacre pourtant que 27 millions de dollars à sa campagne (quand Hillary Clinton a déjà dépensé 188 millions de dollars – apportés par ses donateurs…).
Homme d’affaires libéral, il ne voit la libéralité que dans les affaires immobilières. Point de libéral dans sa vision des affaires humaines….

Les USA sont à la croisée des chemins... 

Seuls deux candidats, aussi controversés l’un que l’autre, restent en lice pour s’affronter lors des élections de novembre prochain. L’une qui peine à imposer sa légitimité en tant que future Présidente des USA et qui traine les casseroles de son affaire de mails rendus publics alors qu’elle était Secrétaire d’Etat… L’autre qui sans être dénué de controverses, choque autant par ses idées que par ses méthodes, mais semble rassembler malgré cela une bonne partie de l’électorat, y compris les homosexuels (26% quand même…).


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